Alors qu’on semble passer du bon côté de la courbe, on commence à prendre toute la mesure des changements à apporter dans l’avenir. Cette pandémie aura profondément bouleversé notre société et nous avons encore beaucoup à faire pour en alléger les répercussions négatives sur nos communautés et sur nos familles.

Par ailleurs, je suis convaincu qu’il faut profiter de cette crise pour apporter des changements durables à nos façons de faire, à nos façons de vivre. Il ne faut pas simplement relancer la machine, il faut la transformer. Nous avons la responsabilité de nous assurer que cette crise ait aussi eu des retombées positives. Nous faisons déjà des gestes en ce sens.

D’abord, ça fait déjà quelques années qu’on s’interroge sur la place du vélo et des transports actifs dans nos villes, en essayant d’en faire plus. Cette pause forcée, et l’augmentation substantielle des piétons et cyclistes sur la rue Jacques-Cartier, nous amène à modifier la circulation pour l’été afin d’en faire un corridor sanitaire sécuritaire qui permettra aux cyclistes et piétons de s’y promener dans le respect des consignes de distanciation. D’autres corridors sont en analyse ailleurs à Gatineau et des représentations sont aussi faites auprès de la CCN pour accorder davantage de place aux transports actifs dans le parc de la Gatineau.

Nous avons aussi assoupli la réglementation pour que les restaurants puissent utiliser l’espace public pour créer ou agrandir leur terrasse, en plus d’abolir les frais pour la saison. Nous réfléchissons à la possibilité d’assouplir certaines dispositions concernant la consommation d’alcool dans certains espaces publics et à des pistes d’action pour faciliter la dynamisation des artères commerciales au cœur de nos anciens centres-villes. L’idée est de faciliter la relance de certains commerces, mais aussi de stimuler la vie communautaire et collective.

Finalement, le conseil municipal a adopté hier une résolution pour demander aux comités de gestion des régimes de retraite de se retirer des investissements dans les énergies fossiles et des entreprises présentes dans les paradis fiscaux. L’urgence de faire la transition des énergies fossiles vers des énergies renouvelables moins dommageables est évidente, et l’utilisation des paradis fiscaux coûte chaque année autour de 50 milliards de dollars au Canada. Ces sommes, qui nous sont en quelque sorte collectivement volées, sont d’une importance capitale pour maintenir la capacité de nos États à répondre aux défis auxquels nous faisons face.

Cette relance doit être l’occasion de repenser des éléments fondamentaux de nos sociétés, et le travail ne fait que commencer.

Portez-vous bien,

Maxime Pedneaud-Jobin

Maire