La forêt Deschênes est protégée, c’est évidemment une excellente nouvelle! Cet épisode nous permettra d’apporter des changements nécessaires à la Politique des transactions immobilières de la Ville, ce qui est une autre excellente nouvelle, et ce sera en quelque sorte le leg de ce dossier dans les structures municipales. Mais la bataille pour adapter l’ensemble de l’appareil municipal au contexte de l’urgence climatique est loin d’être terminée!

Quand le conseil municipal a déclaré l’urgence climatique, en novembre 2018, c’était relativement facile : une résolution, quelques minutes de discussions, et on adopte à l’unanimité… Mais le travail pour concrétiser ce geste symbolique est colossal : c’est tout l’appareil municipal qu’il faut adapter à ce changement de paradigme, à ce nouveau contexte. L’exemple de la forêt Deschênes nous a bien montré comment chaque processus interne peut nous amener à poser des gestes qui seront cohérents — ou pas, avec ce nouveau contexte d’urgence climatique. Et c’est sans compter aussi la volonté politique qui doit suivre, parce que quelques mois après avoir déclaré l’urgence climatique, le conseil municipal choisissait d’approuver un projet de mégacentre commercial plutôt traditionnel, avec lequel je n’étais pas en accord évidemment… Heureusement, cette fois, la décision du conseil a été unanime.

Dans le dossier de la forêt Deschênes, tout le monde a fait son travail. Les services municipaux ont appliqué le cadre qui existait alors, le politique a suspendu le processus après que les citoyennes et les citoyens eurent lancé l’alerte, puis après quelques mois de mobilisation rapide, rigoureuse et extrêmement professionnelle de la communauté, le conseil municipal a pu prendre une décision avec l’ensemble des informations, en prenant soin aussi de s’assurer que la situation ne se reproduise plus.

Mais des dossiers comme celui-là ressurgiront dans les prochains mois, et dans une certaine mesure, c’est tout à fait normal, puisque nous sommes à une période charnière où on tente de changer radicalement les façons de faire. C’est pourquoi, plus que jamais, il faut que les échanges entre la Ville et la communauté soient fluides, constants, ouverts. On l’a bien vu, la communauté est capable d’agir avec une agilité et une efficacité qui n’ont rien de comparable avec les processus institutionnels. Nos rôles sont complémentaires.

La ville n’est pas une organisation comme les autres, elle n’existe pas pour elle-même : c’est un outil pour nous permettre d’atteindre nos objectifs collectifs. À tous ceux et celles qui se sont mobilisés dans ce dossier, je vous remercie de votre engagement, et j’espère vous recroiser bientôt.

J’espère que l’été vous permettra de recharger les batteries! Portez-vous bien,

Maxime Pedneaud-Jobin

Maire