Dans la longue liste des enjeux municipaux qui suscitent beaucoup de réactions, la gestion des matières résiduelles figure certainement assez haut dans le palmarès! Tous les élus et les fonctionnaires en sont bien conscients, et c’est pourquoi les changements qui sont en cours depuis l’année dernière ont été longuement analysés, réfléchis et préparés.

Il faut rappeler l’objectif de fond de cette démarche, qui est de réduire le nombre de tonnes de matières envoyées aux poubelles; des matières qui pourraient plutôt être réutilisées, recyclées ou compostées. L’objectif est à la fois environnemental et économique : nous réduisons ainsi le recours aux sites d’enfouissements, qui sont des émetteurs de gaz à effets de serre (GES) importants (l’ancien dépotoir Cook à Gatineau est l’une des plus grandes sources de GES sur le territoire), et nous réduisons collectivement nos coûts, puisque l’option de l’enfouissement pur et simple est beaucoup plus dispendieuse.

En apportant des changements à la gestion des matières résiduelles, on touche aux habitudes des gens, on entre dans les petits gestes du quotidien. Nous sommes tout à fait conscients que cela demande un effort important, mais une fois le bouillonnement passé, on parvient tous à adapter nos comportements et les résultats collectifs de nos actions sont impressionnants. Ce fut le cas avec l’arrivée du compost il y a une dizaine d’années, et le même phénomène se reproduit aujourd’hui.

Le 15 septembre prochain, l’utilisation du bac gris de 120 litres pour les déchets sera obligatoire, et les surplus devront être placés dans des sacs identifiés à cet effet, qui seront offerts au coût de 50 ¢ chacun. Depuis que les bacs gris ont été distribués dans les derniers mois, ils sont déjà utilisés dans la majorité des cas, et nous avons réussi à améliorer notre performance dans la collecte des matières.

Alors que nous nous préparons à la prochaine étape de ces changements importants — qui arriveront bientôt dans toutes les villes du Québec, nous amorcerons bientôt une campagne de sensibilisation robuste pour rappeler les objectifs et le fonctionnement de la démarche. Je suis sûr que Gatineau pourra à nouveau se distinguer comme un précurseur en matière de pratiques environnementales, et les efforts que nous mettons tous produiront des résultats qui en valent la chandelle.

Pour plus de détails sur le fonctionnement, vous pouvez lire « Les ordures dans le bac gris ».