Le parc du Lac-Beauchamp est bien connu de la population gatinoise pour sa situation géographique centrale et les diverses activités qu’on peut y pratiquer au fil de l’année : baignade, canot, kayak, randonnée pédestre, patin, glissade sur tube…

Après avoir découvert que l’aménagement et les activités causaient l’érosion des berges du lac, trois études ont été réalisées entre 2014 et 2016. Celles-ci ont permis à la Ville de trouver des solutions écoresponsables pour régler le problème et offrir une eau de qualité aux nombreux citoyens qui profitent des activités du parc.

Des travaux réussis

La phase 1 des travaux a débuté à l’été 2018 et plusieurs initiatives sont déjà en place : le stationnement est devenu écologique; quatre jardins de pluie ont été installés; la bande riveraine a été améliorée grâce à la plantation de végétaux; un sentier d’accès universel a été aménagé; et des poubelles à l’épreuve des animaux ont été installées.

Les pluies abondantes reçues cet automne permettent d’observer l’efficacité des travaux. Alors que plusieurs crevasses, signe d’érosion sur la plage, étaient visibles auparavant, elles sont désormais quasi inexistantes.

Saviez-vous que?

Les jardins de pluie, en recueillant les eaux pluviales, alimentent les végétaux plantés en plus de filtrer naturellement l’eau qui s’écoule ensuite dans le lac.

Prêts pour la phase 2

La Ville est donc rendue à la deuxième phase des travaux pour contrer le processus de vieillissement accéléré du lac. On prévoit en renouveler l’eau grâce à un puits d’eau souterraine, une première au Canada! La mesure est utilisée avec succès dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, mais il reste quelques étapes avant de pouvoir aller de l’avant avec ce processus.

Après une étude de viabilité en 2018, trois puits ont été forés et l’un d’eux sera testé pour alimenter le lac. Un essai pilote sera réalisé avec un plus grand puits dans l’objectif d’obtenir un certificat d’autorisation du MELCC. Deux scénarios seront ensuite proposés et les travaux de la phase 2 pourront être exécutés. Le scénario retenu dépendra des conclusions de l’essai pilote.

D’autres travaux sont aussi prévus pour l’année qui vient :

  • L’installation de toiles de jute pour contrôler la prolifération de la myriophylle à épi, une plante aquatique qui consomme l’oxygène du lac;
  • L’installation de panneaux d’interprétation sur la gestion des eaux et l’écosystème;
  • Des suivis réguliers pour assurer la bonne qualité de l’eau.