J’ai consacré la plus grande partie de ma vie adulte au développement de Buckingham, de Gatineau et de l’Outaouais. Toute ma vie, j’ai souhaité que le gouvernement du Québec reconnaisse formellement le retard historique de ma région. Au fil des années, il l’a fait en partie, dans certains secteurs, sans aller bien loin et, surtout, sans reconnaître que la situation de l’Outaouais est unique au Québec.

La semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté une motion historique, dont voici un extrait : « Qu’elle [l’Assemblée nationale] reconnaisse que la région de l’Outaouais a accumulé un retard important ces dernières années quant au financement public en santé, en éducation, en enseignement supérieur et en culture ».

Les forces vives de la région ont grandement travaillé pour cette reconnaissance. Aujourd’hui, nous l’obtenons. J’ai réagi la semaine dernière avec beaucoup d’émotions. Je pense aux gens de Gatineau et de l’Outaouais qui, depuis des décennies, dénoncent le retard dont nous sommes victimes. Cette victoire est la leur. Je pense aux préfets des MRC de l’Outaouais et à nos partenaires qui, avec la Ville de Gatineau, ont déposé en juin dernier le « Dossier Outaouais » qui dénonce nos retards et propose des solutions.

Vous me direz que ce ne sont que des mots… Je rejette cette lecture. Parler est un acte. Quand l’Assemblée nationale parle, quand tous les élus du Québec votent, c’est un geste fort. Les grands changements commencent par des changements de discours.

J’ai confiance, encore plus aujourd’hui, en la volonté du premier ministre François Legault et du ministre Mathieu Lacombe de remédier à la situation en déposant un plan gouvernemental.

Au nom des Gatinoises et des Gatinois, au nom des gens de l’Outaouais, je les remercie de l’attention qu’ils portent à notre région. Nous ne voulons plus être oubliés. Nous sommes une force du Québec. Nous voulons contribuer à sa prospérité. Le geste d’aujourd’hui, un geste fort, est un pas immense dans la bonne direction.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont travaillé sur le dossier, à Gatineau et ailleurs au Québec!