Depuis quelques semaines, nous traversons une troisième catastrophe naturelle majeure en trois ans. Je pense constamment aux sinistrés qui doivent faire face à la situation, souvent pour la deuxième fois en peu de temps. Je suis fier de la solidarité dont ont encore une fois fait preuve les Gatinoises et les Gatinois.

J’ai conversé avec des centaines de personnes dans les zones sinistrées au cours des dernières semaines et je vous assure que je vais continuer de suivre de très près les prochaines étapes, notamment pour que nous nous assurions que le programme d’indemnisation fonctionne cette fois-ci de façon humaine et efficace.

Depuis le tout début de ces inondations, l’appareil municipal est complètement mobilisé afin d’assurer la sécurité de la population, et cela demeurera notre priorité au cours des prochains jours alors que s’amorce la période de rétablissement. Après plusieurs jours et semaines sous l’eau, il faudra, par exemple, procéder à des inspections minutieuses, et parfois même à des travaux importants, avant de rouvrir certaines routes. Nous devrons tous être patients.

Le conseil municipal a adopté, la semaine dernière, une série de mesures pour faciliter la vie des sinistrés. D’abord, nous avons autorisé le report, pour ceux qui le souhaitent, du deuxième versement des taxes municipales pour les résidences des zones inondées. Cela se fait sans intérêt ni pénalité.

De plus, les propriétaires qui souhaitent réaliser des travaux dans leur résidence seront exemptés des frais liés aux permis de construction et certificats d’autorisation. Notre équipe du service d’urbanisme dédiée aux inondations sera aussi disponible pour assurer un traitement efficace des questions et demandes, comme ça avait été le cas en 2017.

Finalement, nous devrons aussi entreprendre, dans les prochaines semaines et prochains mois, une réflexion fondamentale sur l’avenir de certains quartiers et zones touchés. Pouvons-nous, et devons-nous, immuniser certains endroits? Quelles sont les conséquences sur les milieux de vie autour? Où ira l’eau? Faut-il changer fondamentalement notre approche face à la nature, et apprendre à vivre avec elle plutôt que de tenter de la contrôler, par exemple en transformant certaines zones riveraines pour accueillir l’eau des crues à venir?

Alors que la crise s’estompera au courant des prochaines semaines, le plus gros du travail débutera, et je tiens à ce que Gatineau joue un rôle central dans cette réflexion au Québec. Nous devons changer des choses, parce que c’est impensable d’avoir à revivre toute cette détresse humaine.

Bonne journée et au plaisir,  

 

Maxime Pedneaud-Jobin