Quatre milliards de dollars : c’est ce qu’il en coûtera aux villes du Québec pour adapter leurs infrastructures aux changements climatiques, et ce, pour les cinq prochaines années seulement! Voilà ce que révèle une étude d’Ouranos rendue publique cette semaine, un travail financé par le caucus des maires des grandes villes de l’UMQ que je préside et qui s’est réuni à Gatineau cette semaine. Toujours chez nous, nous avons aussi accueilli cette semaine le Sommet municipal – Résilience climat, qui visait à sensibiliser les municipalités de partout au Québec à l’urgence de se préparer à faire face aux changements climatiques et à leurs conséquences, notamment aux phénomènes météorologies extrêmes. La directrice générale, Mme Lajoie, et moi avons d’ailleurs fait une présentation sur les inondations de 2017 et la tornade de 2018, les leçons que nous en avons tirées et l’importance pour les villes de se préparer à de tels désastres.

Mais en plus d’apprendre à s’adapter aux conséquences, il y a un message urgent à retenir : il faut s’attaquer aux causes des changements climatiques, modifier nos habitudes de vie et réduire nos émissions de GES. C’est le message lancé par des centaines d’étudiants de la région la semaine dernière lors d’une manifestation pour exiger des actions immédiates des gouvernements.

Au niveau municipal, un de nos principaux leviers d’action est évidemment le transport collectif, que nous devons continuer de développer massivement. Mais le conseil municipal a aussi pris cette semaine deux décisions importantes en matière d’environnement :

Forêt Boucher : nous nous préparons à en céder la gestion à la Fondation forêt Boucher, par le truchement d’une entente de près de 800 000 $ qui lui permettra d’ouvrir un parc municipal dans trois ans. La forêt Boucher est un territoire écologique d’une grande richesse, qui joue un rôle fondamental dans l’ouest de la ville (filtration de l’air, ruissellement des eaux, refuge pour la faune, etc.) et que nous allons préserver et mettre en valeur.

Projet pilote sur les petits élevages : les résultats très positifs qui se sont dégagés des deux années du projet pilote sur l’élevage de poules et d’abeilles, nous permettent d’élargir les conditions relatives à ces activités, qui gagneront sûrement en popularité. On connaît les bienfaits de la présence d’abeilles sur un territoire, elles qui jouent un rôle incontournable dans la pollinisation et dans l’écosystème de façon générale.

À bien des égards, Gatineau est à l’avant-garde au Québec en matière de protection de l’environnement. Aidez-nous à en parler et à poursuivre dans cette voie! N’hésitez pas à nous joindre si vous avez des questions ou des commentaires.

Bonne journée et au plaisir,

 

Maxime Pedneaud-Jobin